🩠 Hantavirus : « Ça sent la manipulation Ă  plein nez. »

🩠 Hantavirus : « Ça sent la manipulation Ă  plein nez. »

Une souche connue depuis plus de trente ans

Au cƓur des inquiĂ©tudes actuelles se trouve la souche Andes de l’hantavirus, soudainement mise en avant pour sa supposĂ©e contagiositĂ©. Pourtant, le spĂ©cialiste rappelle que cette variante n’a rien de nouveau : dĂ©crite pour la premiĂšre fois en 1995, elle a Ă©tĂ© Ă  l’origine d’une petite Ă©pidĂ©mie en Argentine dĂšs 1996. En plus de trente ans d’existence, elle n’a provoquĂ© aucun dĂ©gĂąt majeur Ă  l’échelle mondiale.

Historiquement, la contamination par un hantavirus nĂ©cessitait d’inhaler des dĂ©jections de rongeurs dans un espace confinĂ©, sans aucune transmission interhumaine. Si les experts concĂšdent aujourd’hui qu’une transmission entre humains est possible avec la souche Andes, les conditions requises sont extrĂȘmement restrictives. Il faudrait en effet un confinement trĂšs proche et prolongĂ© dans un mĂȘme local, voire un Ă©change de salive ou des relations intimes.

« Ce n’est pas avec ça qu’on va faire une pandĂ©mie. »

Le mĂ©decin souligne ainsi que le risque d’une propagation massive est extrĂȘmement faible et complexe Ă  rĂ©unir.

Un emballement médiatique et des mesures incohérentes

L’incident rĂ©cent survenu sur un bateau, ayant entraĂźnĂ© quelques dizaines de cas et trois dĂ©cĂšs tragiques, a suffi Ă  dĂ©clencher une couverture mĂ©diatique alarmiste, traitant l’hantavirus comme la nouvelle maladie du siĂšcle. L’arrivĂ©e du directeur de l’Organisation Mondiale de la SantĂ© (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, Ă  TĂ©nĂ©rife a d’ailleurs renforcĂ© cett

Le traitement des patients illustre, selon l’infectiologue, une gestion théùtrale et profondĂ©ment incohĂ©rente. D’un cĂŽtĂ©, des individus Ă©quipĂ©s de scaphandres Ă©vacuent les malades traitĂ©s comme des pestifĂ©rĂ©s. De l’autre, des policiers et des membres d’équipage se tiennent Ă  proximitĂ© sans la moindre tenue de protection. L’absurditĂ© culmine avec le rapatriement des passagers français : placĂ©s dans un avion de ligne classique sans mesure d’isolement, ils ont Ă©tĂ© strictement confinĂ©s dĂšs leur atterrissage Ă  Paris.

Pour le spĂ©cialiste, l’explication de l’épisode du navire est pourtant triviale. Les bateaux abritant frĂ©quemment des rongeurs, il est fort probable que le systĂšme de climatisation ait simplement dispersĂ© des particules contaminĂ©es dans l’air ambiant. Une simple dĂ©ratisation et l’arrĂȘt de la ventilation auraient constituĂ© la rĂ©ponse adĂ©quate, loin du rĂ©cit d’une future pandĂ©mie.

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