Quand je l’ai rencontrée, Elena vivait seule avec ses jumeaux, Luca et Mira, alors âgés d’un an. Pas de photos sur les murs, pas de visites, pas d’appels. Juste elle, ses deux enfants et un silence particulier qui remplissait l’appartement.
Ma mission était simple : l’aider pour les repas, les bains, les nuits difficiles. Elle était toujours douce, toujours reconnaissante. Mais il y avait en elle une distance subtile, comme une partie d’elle-même soigneusement gardée à l’abri du monde.