Interrogée par Le Dauphiné Libéré, la comédienne Chantal Ladesou a pris la parole sur l’affaire Patrick Bruel, visé par au moins treize plaintes pour agressions sexuelles. Sans ignorer la gravité des accusations, elle défend le droit des artistes à continuer d’exercer leur métier, invoquant les conséquences économiques pour toute une filière.
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En bref
—Au moins 13 plaintes déposées contre Patrick Bruel en France et en Belgique
—Chantal Ladesou défend le droit des artistes à continuer de travailler
—Une tournée anniversaire prévue dès le 16 juin, contestée par des collectifs féministes
Ladesou : « On n’a pas le droit d’empêcher de jouer les artistes »
C’est dans les colonnes du Dauphiné Libéré que Chantal Ladesou a choisi de s’exprimer sur l’un des sujets les plus sensibles du moment dans le monde du spectacle. Interrogée sur l’éventualité d’un arrêt volontaire des activités de Patrick Bruel, la comédienne a d’abord rappelé la dimension collective inhérente à toute carrière scénique.
Ladesou : Image d’illustration © Toptenplay
«C’est quand même un artiste, s’il ne tourne plus, s’il ne joue plus au théâtre, s’il ne peut plus faire son métier, c’est quand même très ennuyeux», a-t-elle déclaré. Une formulation qui pose d’emblée la question du statut particulier de l’artiste face à la justice populaire.
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Elle a ensuite développé son argument sur le plan économique, soulignant qu’une tournée engage bien au-delà de l’interprète lui-même : «Derrière une tournée, il y a le théâtre, des techniciens, toute une bande de gens qui vont se retrouver sans rien faire du jour au lendemain.»
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