Les propos de Pascal le Grand Frère ne sont pas passés inaperçus. Sa vidéo a rapidement fait le tour de la toile au point d’interpeller la Ligue de défense des Valeurs Républicaines. En effet, la LDVR n’a pas alors manqué de déposer une plainte transmise au parquet. Dans cette dernière, Pascal Soetens est décrit comme un homme à problèmes. Une personne susceptible de constituer une “provocation publique à commettre des atteintes volontaires à l’intégrité de la personne”, comme le précisent nos confrères de Marie France qui ont pu se procurer la plainte. Mais ce n’est pas tout. Ce dernier est également accusé de faire l’apologie de la violence. Une sortie qui soulève la question des limites d’un éducateur qui appelle à la violence sur un mineur.
“Il avait reconnu avoir déjà giflé son fils”
Pour les défenseurs des droits de l’enfant, ces déclarations à répétition ne peuvent pas rester sans réponse. Saisi de l’affaire, le parquet a reçu un texte qui dénonce fermement la banalisation des châtiments corporels sur les mineurs. Porteur de ce signalement, Michael Bastien exprime une profonde inquiétude : “Le fait de proposer de frapper un enfant, à l’heure de l’affaire Lyhanna, de tout ce qu’on entend, c’est extrêmement grave”. Un positionnement d’autant plus lourd que le passé de l’animateur refait surface.
Le document rappelle en effet que Pascal Soetens avait lui-même avoué, en 2021, avoir infligé une gifle à son propre fils aîné, Loucas. “Je peux comprendre qu’il ait besoin de faire du buzz et de travailler, mais pas sur le dos des mineurs. On peut pas se dire coach et en même temps en tout cas promouvoir les violences physiques, c’est impensable. La menace physique était au cœur de son émission ‘Pascal le Grand frère’, mais c’est exactement ce qu’il faut pas faire. Ce que ce personnage dit, fait et prône est honteux”, a confié Michael Bastien.