Au cours des audiences, les enquêteurs étaient revenus en détail sur la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Une gendarme avait ainsi rappelé que Delphine Jubillar avait l’habitude de sortir marcher dans les environs de Cagnac-les-Mines, notamment en direction du city stade ou de l’Intermarché, tout en précisant qu’elle ne présentait « ni addiction à l’alcool, ni consommation de stupéfiants, ni traitement médical particulier, ni tendance suicidaire ». Depuis, l’affaire a connu un spectaculaire rebondissement : après avoir été condamné à trente ans de réclusion criminelle, Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse dans un courrier adressé à son avocat, mettant fin à plusieurs années de dénégations. Ces aveux, dont les circonstances restent encore à éclaircir, constituent un tournant majeur dans ce dossier hors norme.
Une tension palpable entre les accusés et la partie civile
Entre-temps, de nombreux témoins vont se succéder à la barre. Comme le frère de Delphine Jubillar, Sébastien, qui évoquera l’été au Cap d’Agde avec le couple. Là où ses proches décrivent l’infirmière qui prend soin des autres, de son côté, la défense évoque une mère de famille “pas si irréprochable”. Une professionnelle de la petite enfance évoque des manquements comme un biberon mal décongelé, une poussette “trempée qui sentait fort le tabac” et une hygiène qui laisserait à désirer concernant les enfants. Le comportement de Cédric, lui, interroge. On lui demande si quelque chose le touche. Ce à quoi il répond : “[Oui, la disparition de ma femme], mais je n’aime pas parler de mes émotions, je suis pudique”.
Cédric Jubillar : sa justification après l’affaire des jouets intimes dissimulés
Pudique ou non, Cédric Jubillar avait fait une déclaration étonnante et déroutante en octobre 2021. Entendu par les juges d’instruction, il a livré des détails de sa vie sexuelle avec Delphine. Et notamment l’utilisation de sextoys. Sextoys qu’il aurait pris soin de cacher. Selon nos confrères du Parisien, Cédric Jubillar aurait caché ces derniers, car ils étaient des cadeaux faits à son épouse. Il se refusait donc à ce qu’elle les utilise avec l’autre homme de sa vie, ledit amant de Montauban. “C’est moi qui lui avais acheté, donc si elle en voulait, elle avait qu’à aller s’en acheter, aurait-il dit. Je reprenais mes jouets vu que c’est moi qui les ai achetés”.