” Mais nous avons besoin de plus d’informations d’abord, dit Sopia, nous devons découvrir qui était Malik. Par où commencer ? Sopia y avait réfléchi toute la matinée. Commençons par les hôpitaux. Peut-être que Malik était malade avant de mourir. Peut-être que Zidane a rencontré sa famille à l’hôpital pour enfants. Ils passèrent l’après-midi à parcourir Marseille, visitant chaque hôpital de la ville.
Sopia avait imprimé une photo de la pierre tombale de Malik, espérant que quelqu’un pourrait se souvenir de son nom. à l’hôpital de la Timone. Ils parlèrent à trois infirmières différentes et deux médecins. Aucun d’entre eux ne se souvenait d’un patient nommé Malik Benali. Êtes-vous sûr du nom ? Demanda le docteur Morau, un médecin plus âgé qui travaillait depuis 20 ans.
Parfois les familles utilisent des noms différents dans les dossiers médicaux. Nous en sommes sûrs, dit Ahmed. Malik Benali, 12 ans, mort il y a ans. Le docteur Morau secoua la tête. Je suis désolé. Je me souviendrai d’un nom comme celui-là et je me souviendrai certainement si Zinedin Zidane avait visité l’un de nos patients.
Ils essayèrent l’hôpital nord ensuite. Même résultat. Aucune trace de Malik Benali, aucun souvenir de sa famille. À 17h, Sopia et Ahmed étaient fatigués et frustrés. Ils s’assirent dans la voiture d’Amè à l’extérieur du dernier hôpital, se demandant quoi faire ensuite. Peut-être devrions-nous essayer les écoles suggéra Ahmed.
Il avait 12 ans, donc il était probablement au collège quelque part. Sopia aucha la tête. Collège Saintxupéri, collège Vieux Port, collège des oliviers, nous les essérerons tous. Mais alors qu’ils se dirigèrent vers la première école, Sopia eut un pressentiment désagréable. Si les hôpitaux ne connaissaient pas Malik, les écoles le connaîtraient-elles ? “Ah !” dit-elle doucement.
Et si Malik n’était pas de Marseille ? Ahed s’arrêta à un feu rouge et la regarda. Que veux-tu dire ? Et si quelqu’un l’avait amené ici juste pour l’enterrer ? Et s’il vivait ailleurs ? Mais quelqu’un voulait que sa tombe soit à Marseille ? Mais pourquoi quelqu’un ferait-il cela ? Sopia pensa à Zinedine Zidane assis dans l’herbe, pleurant comme si son cœur était brisé.
Elle pensa au paiement anonyme et à la pierre tombale coûteuse. Parce que, dit-elle lentement, Marseille est la ville où Zidane a grandi. Marseille est l’endroit où il retourne souvent voir sa famille. Le feu passa au vert, mais Ahmed ne démarra pas. Il resta assis là, réfléchissant à ce que Sopia avait dit.
Donc, tu penses que quelqu’un a amené le corps d’un garçon de 12ze ans jusqu’à Marseille ? Juste pour que Zidane puisse visiter sa tombe facilement. Je pense, dit Sopia, que nous devons chercher au-delà de Marseille. Je pense que nous devons découvrir d’où venait vraiment Malik Benali.
Alors qu’il rentrait, Sopia regardait par la fenêtre les lumières de la ville. Quelque part là-bas se trouvait la vérité sur Malik Benali. Quelque part se trouvait l’histoire de comment un garçon de ans avait touché le cœur de l’une des personnes les plus célèbres du monde et Sopia allait la découvrir. Le lendemain matin, Sopia arriva au travail avec un nouveau plan.
Si Malik n’était pas de Marseille, alors peut-être venait-il d’ailleurs en France ou peut-être d’un autre pays. Sopia allait chercher dans tous les journaux de France s’il le fallait. Elle commença par les journaux de la région. Nice matin, la Provence, Var Matin. Elle tapa Malik Benali dans chaque site de journal qu’elle pu trouver. Rien.
Puis elle essaya d’autres régions Paris, Lyon, Bordeaux. Toujours rien. À l’heure du déjeuner, Sopia était prête à abandonner. Peut-être que Malik était vraiment un fantôme. Peut-être qu’il n’avait jamais existé. Mais ensuite, elle essaya une dernière ville, Orane, Algérie. Le titre fit s’arrêter son cœur.
Un enfant local meurt dans un accident. La main de Sopia tremblait alors qu’elle cliquait sur l’article. Il datait d’il y a 7 ans, quelques jours après la date de décès de Malik. L’article était court, mais chaque mot semblait important. Malik Benali, 12 ans, est décédé mardi après avoir été renversé par une voiture alors qu’il rentrait de l’école.
Le conducteur a pris la fuite et n’a pas été retrouvé.Malik était le fils de Nadia Benali, une mère célibataire qui travaille comme infirmière à l’hôpital de Ran. Malik était un élève brillant qui aimait le football et rêvait de devenir un jour comme son idole, Zinedin Zidane. Une cagnotte en ligne a été créée pour aider au frais funéraire.
Sopia luut l’article cinq fois. Son cœur battait si fort qu’elle pensait qu’il allait exploser. C’était lui. C’était Malik, le garçon dont la tombe faisait pleurer Zin et Zidane chaque année. Elle appela immédiatement Ahmed. “Je l’ai trouvé”, dit Sopia avant même qu’Ahmed puisse dire bonjour. “Trouvez qui Malik, il venait d’oran en Algérie.
Pendant des années, Zidane a secrètement déposé des fleurs… une histoire qui a choqué le monde. – YouTube
Ahed, il voulait devenir comme Zidane. Plus tard, Ahmed était au cimetière, lisant l’article par-dessus l’épaule de Sopia. “C’est incroyable”, dit-il. “Regarde, il y a un lien vers la cagnotte en ligne.” Sopia cliqua sur le lien. La page était toujours en ligne, figée dans le temps comme un triste musée.
En haut se trouvait une photo qui fit se remplir de larmes les yeux de Sopia. Malik était magnifique. Il avait des yeux vifs et intelligents et le plus grand sourire que Sopia ait jamais vu. Sur la photo, il portait un maillot de football de l’équipe nationale française avec le numéro 10, le numéro de Zidane et tenait un ballon de football.
Regarde son maillot”, murmura Ahmed. Il était vraiment fan de Zidane. Sopia fit défiler la page pour lire ce que la mère de Malik avait écrit sur la cagnotte. “Mon beauf-fils Malik a été tué par un chauffard le 11 juillet. Il rentrait de l’école probablement en pensant à ses devoirs ou à son rêve de devenir footballeur professionnel comme Zindin Zidane.
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