Fibre Excellence : l’offre de Matthieu Pigasse finalement rejetée par le tribunal de commerce

Fibre Excellence : l’offre de Matthieu Pigasse finalement rejetée par le tribunal de commerce

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L’offre de Matthieu Pigasse «mobilise au total plus de 90 millions d’euros» et repose «sur un certain nombre de conditions», a-t-il déclaré vendredi. Son projet de reprise était notamment soutenu par les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côtes d’Azur et les syndicats CGT, CFDT et FO. Pour préserver les 670 emplois dans les deux usines de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon (Bouches-du-Rhône), le financier «demande à l’État un effort sur trois sujets: le coût de l’électricité, l’approvisionnement en bois ONF et les quotas carbone (…) Il appartient à l’État de dire s’il veut remplir ces conditions», a-t-il ajouté. Matthieu Pigasse fait allusion au tarif de rachat de l’électricité produite par les deux usines de Fibre Excellence, à l’approvisionnement en bois aidé par l’Office national des forêts (ONF), alors que le cours de cette matière première a grimpé, et à la réintégration du fabricant de pâte à papier dans le système européen des quotas carbone.

Une offre «pas au niveau»

De son côté, l’État rechignait à soutenir ce projet. Pour le ministre de l’Économie, Roland Lescure, «à ce stade» cette offre «n’est pas au niveau» . «Je souhaite qu’on ait des repreneurs sérieux, qui s’investissent dans les entreprises sur la base de plans d’affaires sérieux», avec «un engagement réel des investisseurs aux côtés de l’État», avait déclaré mardi Roland Lescure devant les députés, estimant qu’aujourd’hui, «le compte n’y est pas». En revanche, pour la CGT de Haute-Garonne, «les financements privés sont réunis» et «le silence de l’Élysée est incompréhensible. Nous ne pouvons pas croire qu’Emmanuel Macron laissera liquider un pan supplémentaire de l’industrie française», a-t-elle écrit dimanche dans un communiqué.

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