Héritage de 40 millions : pourquoi l’État aurait pris 24 millions

Héritage de 40 millions : pourquoi l’État aurait pris 24 millions
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Selon le récit, 24 millions d’euros seraient partis en impôts

D’après Guillaume Roehrig, la succession aurait été amputée d’environ 60 %. Sur les 40 millions d’euros évoqués, près de 24 millions d’euros auraient donc été versés à l’État.

Documents fiscaux et calcul de droits de succession
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Nextplz présente cette somme comme le résultat des règles fiscales appliquées à l’héritage. Le détail exact du lien familial avec le défunt initial n’est pas précisé dans l’article, ce qui impose de rester prudent sur le calcul précis.

Le chiffre reste toutefois cohérent avec une idée centrale du droit fiscal français : tous les héritiers ne sont pas imposés de la même manière. Les impôts dus dépendent notamment du lien de parenté, des abattements applicables et du montant transmis.

24 millions €
C’est le montant qui aurait été versé à l’État sur l’héritage initial de près de 40 millions d’euros, selon Guillaume Roehrig.

Au décès de l’héritière, le neveu aurait été taxé à 55 %

L’histoire ne s’arrêterait pas au premier héritage. Selon Guillaume Roehrig, après la mort de la nonagénaire, son neveu serait devenu héritier à son tour.

Rendez-vous chez un notaire pour succession
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Le chasseur d’héritiers résume cette seconde étape par un mot : « Rebelote ». D’après le témoignage rapporté par Nextplz, le neveu aurait alors dû s’acquitter de droits particulièrement élevés, à hauteur de 55 %.

Ce taux correspond à une règle connue des successions en ligne indirecte. Service-public.fr indique qu’une succession entre oncle ou tante et neveu ou nièce est taxée à 55 %, après un abattement de 7 967 euros, sauf cas particuliers.

Dans ce type de situation, le rôle d’un notaire ou d’un avocat fiscaliste peut devenir central pour établir la déclaration, vérifier les abattements possibles et éviter une erreur dans le paiement des droits.

Pourquoi le lien familial change tout

En France, les droits de succession varient selon le degré de parenté entre le défunt et l’héritier. Les transmissions entre parents et enfants bénéficient d’abattements plus élevés que celles entre oncles, tantes, neveux, nièces ou personnes sans lien direct.

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Les transmissions indirectes pèsent lourd dans les recettes fiscales

L’article de Nextplz relie ce cas au débat plus large sur la taxation des héritages en France. Il rappelle que les transmissions entre parents et enfants ne sont pas traitées comme les transmissions entre proches plus éloignés.

Guichet administratif lié aux impôts de succession
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Les règles publiques confirment cette différence. Service-public.fr présente des barèmes distincts selon le lien de parenté, avec des taux qui augmentent fortement lorsque l’héritier n’est pas en ligne directe.

La Cour des comptes indique aussi que les recettes de droits de succession ont fortement progressé ces dernières années. Selon elle, elles sont passées de 7,0 milliards d’euros en 2011 à 16,6 milliards d’euros en 2023.

Nextplz cite enfin des experts selon lesquels les successions en ligne indirecte représenteraient une part limitée du patrimoine transmis, mais une part importante des recettes fiscales. Ce point alimente régulièrement les discussions sur une éventuelle réforme des droits de succession.

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