“Il nous faut la vérité” : le cri du cœur de l’ex-compagne de l’homme décédé de la rage à Perpignan

“Il nous faut la vérité” : le cri du cœur de l’ex-compagne de l’homme décédé de la rage à Perpignan

“Que les autorités sanitaires françaises trouvent l’origine de cette contamination”

Si la raison de la contamination de la victime reste incertaine, un médecin du Service des maladies infectieuses de l’hôpital de Perpignan aurait émis l’hypothèse d’une “morsure de chien”, en précisant qu’elle aurait effectué un voyage au Maghreb. Une théorie pointée du doigt par Sabrina, ancienne compagne du jeune homme décédé : “Dans cette affaire, qu’on arrête de se focaliser sur l’Algérie. Et que les autorités sanitaires françaises trouvent l’origine de cette contamination. Que la France assume que cela puisse être ici, à Perpignan”, dénonce-t-elle.

“On s’est séparés voici quelques mois mais on continuait de se côtoyer de temps en temps et on se disait tout”, a confié la jeune femme à nos confrères du Parisien. “La dernière fois que je l’ai vu, c’était début septembre et il n’avait pas dans le dos cette grande griffure que les médecins m’ont décrite lorsque je suis arrivée à l’hôpital”, a-t-elle également souligné. Selon elle, il n’est pas possible d’établir un lien entre son dernier séjour en Algérie entre 2022 et février 2024, et sa contamination par la rage.

“Pour qu’il repose en paix, il nous faut la vérité”

Sabrina reste donc convaincue que son ex-petit-ami a contracté la maladie en France, et non en Algérie. “Par exemple, en mai dernier à son travail, à l’entreprise de maraîchage, il a manipulé un rat. Il m’a envoyé la photo. En Algérie, il chassait avec son oncle mais son chien de chasse ne mord pas et il est suivi”, a-t-elle confié.

Par ailleurs, la jeune femme avance que “les résultats de l’autopsie se font toujours attendre”. De nombreuses zones d’ombres persistent donc encore au sujet de la maladie de son ancien compagnon. “Pour qu’il repose en paix, il nous faut la vérité”, conclut-elle.

Pour rappel, la rage est une infection virale grave qui provoque 59.000 décès annuels dans le monde, selon l’Institut Pasteur. Le virus peut se transmettre par contact direct avec la salive d’un animal contaminé, par morsure, griffure, ou léchage. La maladie affecte le système nerveux et provoque divers troubles neurologiques, dont l’issue est presque toujours fatale, rappelle l’Institut Pasteur. La prévention contre la rage repose principalement sur la vaccination des animaux domestiques, en particulier des chiens et des chats. Un vaccin préventif existe également à destination des personnes à risque, comme les vétérinaires ou celles voyageant dans certaines régions.

Ce qu’il faut retenir sur le témoignage de l’ex-compagne de l’homme décédé de la rage à Perpignan

Suite au décès fin septembre d’un jeune Algérien de 25 ans de la rage, les conditions de sa contamination restent encore floues.
D’après son ex-compagne, rien ne montre qu’il aurait pu contracter la maladie en Algérie et non en France, comme le supposent certains médecins.
Par ailleurs, la jeune femme a expliqué que les résultats de l’autopsie n’étaient toujours pas disponibles et a appelé à la recherche de la vérité

 

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