Diane se pencha par-dessus la barrière du lit, son visage à quelques centimètres du mien. « Tu n’es pas la martyre de cette histoire, petite fille », siffla-t-elle.
Et puis, l’impensable se produisit. D’un geste rapide et précis, la main de Diane fendit l’air à toute vitesse.
Fissure.
La gifle résonna avec la force d’un coup de feu. Ma tête bascula sur le côté, le monde se transformant en un kaléidoscope flou de blanc et de gris. Une douleur fulgurante et humiliante me traversa la joue. Je sentis la brûlure du sel sur ma langue tandis que mes dents effleuraient l’intérieur de ma lèvre.
Un silence s’ensuivit, un vide épais et suffocant.
Puis, une voix déchira le silence. Ce n’était pas un cri. C’était une vibration grave et gutturale qui semblait provenir du plancher lui-même.
« Tu viens de commettre la plus grosse erreur de ta vie », m’a dit mon père.
Il n’avait pas bougé rapidement, mais soudain, il était là — une montagne de denim et de détermination se dressant entre moi et la femme qui venait d’agresser sa fille dans un sanctuaire de guérison.
Suspense : Alors que les infirmières se précipitaient hors de la porte, j’ai regardé les mains de mon père — elles ne tremblaient pas, mais elles étaient si serrées en poings que ses articulations brillaient comme des pierres blanches.
Chapitre 2 : La déconstruction d’