La députée écologiste s’est adressée à sa mère qui, atteinte d’un cancer, a choisi de mettre fin à ses jours faute d’une législation existante. 👉

La députée écologiste s’est adressée à sa mère qui, atteinte d’un cancer, a choisi de mettre fin à ses jours faute d’une législation existante. 👉

« Je ne mourrai pas en Suisse »

À la tribune ce 15 juillet, Sandrine Rousseau a insisté sur ces solutions de fortunes – illégales pour certaines – auxquelles les malades français ont pu avoir recours faute d’une législation adaptée : « il y a les médecins qui forcent un peu la dose à la demande des patients (…) des personnes qui partent en Belgique ou en Suisse, il y a celles et ceux qui se suicident, il y a celles et ceux qui cherchent un moyen d’avoir accès aux médicaments interdits », a-t-elle listé. « Avec cette proposition de loi, le législateur ne détourne plus le regard. Il choisit d’affronter avec lucidité la question de la fin de vie et de lui donner un cadre exigeant », s’est félicité Sandrine Rousseau.

Comme en écho, le journaliste Charles Biétry, atteint de la maladie de Charcot et devenu une des figures du droit à mourir, a délivré un message empreint de soulagement à l’issue du vote : « Je ne mourrai pas en Suisse. On partait tous les quatre. Monique. François, Juliette revenaient seuls avec mes cendres. Les députés ont changé le cours de ma mort. Lorsque les souffrances deviendront trop fortes je reviendrai exercer mon droit à la liberté, chez moi, au son de mes vagues », a-t-il publié sur X.

Ce sujet sensible a divisé l’Assemblée nationale, les opposants au texte jugeant notamment les critères d’accès à l’aide à mourir insuffisantes. Mais avec 291 voix pour et 241 contre, la chambre basse a définitivement adopté le texte. Il devra encore passer par le Conseil constitutionnel, pour d’ultimes vérifications, avant d’être promulgué.

 

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