Le gouvernement ne touche pas aux montants des franchises, un point toujours éruptif. En revanche, la mesure va particulièrement concerner les patients contraints de consulter fréquemment.

Le gouvernement ne touche pas aux montants des franchises, un point toujours éruptif. En revanche, la mesure va particulièrement concerner les patients contraints de consulter fréquemment.

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Une participation forfaitaire de 2 euros est demandée aux patients majeurs pour toutes les consultations ou actes réalisés par un médecin, mais également sur les examens radiologiques et les analyses de biologie médicale. Cette participation ne peut actuellement pas excéder 8 euros par jour et 50 euros par an. Pour les médicaments, une franchise d’un euro par boîte est appliquée, avec également aujourd’hui le plafond annuel de 50 euros.
« Priorité » à l’innovation médicale

Les montants des franchises eux-mêmes sont gelés, c’est le plafond annuel qui va être doublé, a précisé la ministre de la Santé, qui a justifié cette mesure par la nécessité de « continuer à investir dans notre hôpital », pour « l’accès aux soins » et « pour avoir encore les médicaments les plus efficaces ». Elle a précisé que 18 millions de Français, femmes enceintes ou mineurs, ne sont pas concernés par ces franchises.

Cette annonce fait écho aux ambitions affichées par le gouvernement sur la baisse souhaitée du prochain budget de la Sécurité sociale, qui sera soumise au Parlement cet automne. « Vous avez des médicaments traditionnels, qui sont sans doute moins efficaces et qui aujourd’hui sont surconsommés », a détaillé le ministre de l’Économie Roland Lescure sur franceinfo, en citant à titre d’exemple le paracétamol, les antidépresseurs.

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