Pas franchement ravis, les dirigeants du Rassemblement national s’appliquent à relativiser le message de soutien publié par le milliardaire sur son réseau social. 👉

Pas franchement ravis, les dirigeants du Rassemblement national s’appliquent à relativiser le message de soutien publié par le milliardaire sur son réseau social. 👉

Elon Musk s’est invité mercredi 15 juillet dans la campagne présidentielle. Il lui a suffi de cinq mots en anglais, huit en français, sur son propre réseau social : « Elle est le dernier espoir de la France », a écrit le milliardaire américain dans un message vantant les sondages qui placent largement en tête la cheffe de file du Rassemblement national. Depuis, les cadres du parti, loin de se réjouir, font tout pour relativiser cet appui pourtant tonitruant comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête de l’article.

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« Cela ne nous lie pas à Elon Musk », a par exemple martelé le vice-président de l’Assemblée nationale Sébastien Chenu sur France 2 ce jeudi matin. Au même moment, son collègue Laurent Jacobelli tentait la même manœuvre sur franceinfo, en arguant que son camp n’est pas forcé de « répondre de ceux qui nous soutiennent. » « Nous avons toujours dit que ce n’est pas aux citoyens étrangers de se prononcer », a-t-il ajouté.

« On est contre tous les ingérences »

L’embarras était également palpable du côté du député de la Somme Jean-Philippe Tanguy, invité pour sa part dans la matinale de RTL. « Si vous voulez il a le droit de s’exprimer, nous, on est contre toutes les ingérences », a-t-il assuré, à l’unisson de ses collègues. Car, au-delà de ces quelques mots sur les réseaux sociaux, c’est bien le spectre d’une influence venue de l’étranger qui se réactive, à moins de dix mois de la présidentielle.

« C’est un peu choquant de voir des gens de l’extérieur nous dire ce qu’il faut voter », a par exemple déploré le député Les Républicains Philippe Juvin, dans la foulée du message publié par Elon Musk. « La dernière fois ça s’est joué à 400 000 voix entre le premier et le second tour alors c’est un problème ! », a également fustigé Antoine Léaument, depuis les couloirs de l’Assemblée nationale, appelant, par ailleurs, l’autorité publique indépendante garante de la liberté de communication (Arcom) à se saisir de ce dossier.

De fait, le tout-puissant patron de X dispose d’une influence décuplée par ses algorithmes. Une arme dont il a pris l’habitude de se servir pour diffuser ses opinions, comme quand il dénonçait l’an dernier la « persécution » visant la patronne du Rassemblement national, rendue inéligible après son premier jugement et qu’il avait malgré tout « encourag(ée) à se présenter » à l’Élysée.

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