Les fans face au deuil difficile d’une vie d’admiration

Pour le public et la communauté des fidèles qui le suivent depuis la fameuse “Bruelmania” des années 1990, le choc psychologique est d’une violence inouïe. Des millions d’admirateurs se retrouvent aujourd’hui confrontés à un dilemme moral et éthique insoutenable : est-il encore possible de dissocier l’homme de l’artiste ? Peut-on continuer à écouter ces refrains qui ont bercé des pans entiers de vies intimes alors que l’idole est clouée au pilori ?
Sur les forums de discussion et les réseaux sociaux, la tristesse initiale cède rapidement la place à une immense colère et à une profonde amertume. Certains fans de la première heure confient publiquement leur sentiment de trahison, évoquant l’effrayante impression d’avoir perdu 30 ans de leur existence à aduler une pure illusion marketing. Bien que Patrick Bruel reste constitutionnellement présumé innocent des charges qui pèsent contre lui jusqu’à la tenue de son procès, sa déchéance sociale, culturelle et artistique est d’ores et déjà actée. La chute de l’idole populaire ne fait que commencer, et le choc s’annonce total lorsque l’affaire connaîtra son dénouement devant les tribunaux de la République.