Selon la présentatrice de L’amour est dans le pré, la France est confrontée à “un problème de violence avec nos jeunes”, ainsi qu'”un problème avec la justice”. “Si je ne prends pas la parole sur Lyhanna et Louis, c’est parce que ma position est radicale”, explique-t-elle ce dimanche sur ses réseaux sociaux.
“Pour moi, tu enlèves la vie, on t’enlève la vie”, lance-t-elle depuis sa voiture, face caméra. Car pour Karine Le Marchand, certaines personnes sont “irrécupérables psychiquement”. “Je n’ai pas à payer toute ma vie pour qu’ils soient en taule et je n’en ai rien à foutre de leurs conditions de vie”, tacle-t-elle, comme un appel au retour de la peine de mort, quelques semaines après un sondage de l’institut CSA pour Cnews où 68% des Français réclament un référendum sur la peine capitale pour les meurtres d’enfants.
Pas de progrès depuis l’abolition de la peine de mort?
Un appel qui fait réagir les Grandes Gueules ce mardi 30 juin 2026: “Karine Lemarchand a une posture courageuse et intéressante, c’est le bon sens le plus classique de dire que pour que quelqu’un qui a tué et qui continue de constituer un danger pour la société, il doit subir la peine de mort”, juge le consultant Antoine Diers. “Il faut évacuer le danger pour la société et je ne vois pas le progrès, notre société ne va pas mieux depuis l’abolition de la peine de mort” en 1981.
“Je suis a peu près d’accord avec elle”, estime sur RMC Story l’agriculteur Didier Giraud. “Elle a le droit de s’exprimer même si je préfère une perpétuité réelle, une prison à vie qui n’existe pas aujourd’hui”, ajoute-t-il.
“La perpétuité incompressible existe bel et bien, tu peux juste demander un aménagement de peine au bout de 30 ans, c’est juste une possibilité et ce n’est jamais accordé”, précise sur RMC l’avocate Sandrine Pégand alors que 5 personnes sont sous le coup d’une telle peine, dont la meurtrière de la petite Lola.
“On peut comprendre l’émotion quand on assassine des enfants, on a tous envie de crier mais le rôle de la justice n’est pas de transformer notre colère en politique pénale”, poursuit-elle. “La peine de mort existe encore aux Etats-Unis, est ce que le taux d’homicide a baissé? non”, assure l’avocate.
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