Un général nazi : il a mis enceintes trois sœurs prisonnières – et l’impensable s’est produit !
Mon enfance s’est déroulée au milieu de vignobles vallonnés et de vastes champs de blé, rythmée par la joie simple des réunions dominicales et les chants des messes. Ma mère préparait du pain frais chaque matin, emplissant notre maison d’une douce chaleur, tandis que mon père réparait patiemment des horloges dans son petit atelier. Mes sœurs aînées, Aurore et Séverine, incarnaient tout ce que je savais de l’amour inconditionnel. Aurore avait dix-neuf ans et nourrissait l’ambition secrète de devenir institutrice à l’école du village. Séverine, à vingt et un ans, passait ses après-midi à broder d’élégantes robes blanches pour des cérémonies auxquelles elle n’avait jamais assisté.
En ces jours paisibles, je ne désirais rien tant que le temps s’arrête, espérant que le conflit international qui ravageait le continent épargnerait notre vallée tranquille. Mais la réalité de l’occupation a finalement brisé notre refuge en juin 1942. Ils sont venus nous arrêter sans prévenir. Nous n’étions pas des dissidents politiques et nous n’avions commis aucune infraction administrative ; nous étions simplement de jeunes citoyens vivant au mauvais endroit, à un moment extrêmement explosif de l’histoire. Un officier régional en uniforme a frappé brutalement à notre porte en bois à l’aube.