Ian Clifford, ancien employé de la société IBM, travaille dans le secteur informatique depuis le début des années 2000. Après avoir été placé en arrêt maladie en 2008 en raison de problèmes de santé, il n’a jamais repris son poste.
Dans le cadre du dispositif de protection sociale mis en place par son entreprise, il continue de percevoir environ 75 % de son salaire annuel, soit un montant dépassant les 62 000 euros par an, avec une garantie de versement jusqu’à l’âge de la retraite.
Une plainte pour discrimination liée au handicap
Malgré ce maintien de revenus, le salarié a estimé subir une injustice. Il a saisi le tribunal du travail de Reading en affirmant être victime de discrimination liée à son handicap.
Son argument principal repose sur le fait que son salaire n’a pas été revalorisé depuis le début de son arrêt maladie, ce qui, selon lui, entraîne une perte de pouvoir d’achat face à l’inflation.
Une décision claire de la justice britannique
Le tribunal du travail de Reading a finalement rejeté sa demande.
Le juge a estimé que le salarié bénéficiait déjà d’un avantage particulièrement important grâce à ce dispositif, qui lui garantit un revenu stable sans obligation de travailler.
Selon la décision, le fait de ne pas augmenter ce revenu ne constitue pas une discrimination, mais s’inscrit dans les conditions d’un régime spécifique réservé aux personnes en incapacité de travail.
Un dispositif jugé déjà très avantageux
Le système mis en place par l’entreprise prévoit qu’un salarié incapable de travailler conserve une partie importante de son salaire jusqu’à son départ à la retraite ou son rétablissement.
Dans ce cas précis, cela représente une somme totale potentielle de plus d’un million de livres sterling sur la durée, ce qui a pesé dans la décision du tribunal.
Un débat autour de l’équité et de l’inflation
L’affaire a relancé des discussions sur la question du pouvoir d’achat et de l’évolution des revenus dans des situations de longue maladie.
Certains estiment que l’absence de revalorisation peut poser problème face à l’inflation, tandis que d’autres considèrent qu’un tel dispositif constitue déjà une protection financière exceptionnelle.