Neuf agents dâune Ă©cole maternelle du 7e arrondissement de Paris ont Ă©tĂ© suspendus aprĂšs des suspicions de violences physiques et sexuelles, rapporte lâAFP, lundi 16 fĂ©vrier 2026. En parallĂšle, 73 parents portent plainte contre la mairie de Paris quâils accusent de violences volontaires sur mineurs et de mise en danger dĂ©libĂ©rĂ©e dâautrui.
Le 29 janvier 2026, lâĂ©mission Cash Investigation diffusait des images capturĂ©es dans une Ă©cole maternelle, Ă Paris. Sur celles-ci, plusieurs intervenants de cet Ă©tablissement Ă©taient mis en cause pour leur comportement. La ville de Paris a pris la dĂ©cision de suspendre les agents qui avaient pu ĂȘtre identifiĂ©s : âĂ la suite du visionnage de ces images, plusieurs agents identifiĂ©s comme auteurs de comportements inappropriĂ©s ont immĂ©diatement Ă©tĂ© suspendus. Dans les jours qui ont suivi, diffĂ©rents signalements nouveaux rĂ©alisĂ©s par les parents de lâĂ©cole ont Ă©tĂ© pris en compteâ, a dĂ©clarĂ© la municipalitĂ© auprĂšs de lâAFP, rapporte TF1info lundi 16 fĂ©vrier 2026.
En tout, ce sont neuf agents qui ont Ă©tĂ© suspendus. Ils sont accusĂ©s de violences physiques et sexuelles et dâune âposture professionnelle inappropriĂ©eâ. Ces faits auraient Ă©té commis dans lâĂ©cole maternelle Saint-Dominique, dans le VIIe arrondissement Ă Paris, rapporte lâAFP, selon une information de Mediapart.
73 parents dâĂ©lĂšves de lâĂ©cole portent plainte
En parallĂšle, 73 parents ont dĂ©cidĂ© de porter plainte collectivement. Ils ont saisi le parquet de Paris pour des faits de violences volontaires sur mineurs, mise en danger dĂ©libĂ©rĂ©e dâautrui et dĂ©laissement dâune personne incapable de se protĂ©ger. Alors quâune enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte, les parents dâĂ©lĂšves des Ă©coles Rapp, La Rochefoucauld et Saint-Dominique estiment que leurs âenfants ont pu ĂȘtre placĂ©s sous la responsabilitĂ© de personnes insuffisamment qualifiĂ©es ou plus encore dâindividus dangereuxâ, rapporte lâAFP.
Me Florian Lastelle, lâavocat des parents dâĂ©lĂšves, a confirmĂ© que cette plainte visait surtout Ă rappeler Ă lâĂtat sa responsabilitĂ© dans lâemploi de personnes qualifiĂ©es pour prendre soin des plus jeunes. âSi certains parents ont agi collectivement, câest pour rappeler Ă lâadministration son obligation essentielle : garantir que les enfants confiĂ©s Ă lâĂ©cole, au pĂ©riscolaire et aux centres aĂ©rĂ©s y soient en parfaite sĂ©curitĂ©â. Mais, lâavocat alerte sur les rĂ©vĂ©lations quant au caractĂšre sexuel des violences dont sont accusĂ©s certains agents : âDes Ă©lĂ©ments prĂ©occupants imposent aujourdâhui que la justice sâen saisisse afin que toute la lumiĂšre soit faite.â
Un dossier de grande ampleur
Comme lâont confiĂ© Ă Â Mediapart les fondatrices du collectif SOS pĂ©riscolaire, ce dossier est particuliĂšrement vaste et prĂ©occupant : âNous nâavons jamais vu une affaire de cette envergure, avec autant de familles qui signalent, dâanimateurs suspendus, dâĂ©coles concernĂ©es, pour des violences de toutes naturesâ. La mairie de Paris a confirmĂ© que vingt agents avaient dĂ» ĂȘtre suspendus en 2025 pour des faits de violences sexuelles. De son cĂŽtĂ©, Rachida Dati a dĂ©plorĂ© lâinaction de la mairie de Paris face Ă ce phĂ©nomĂšne grave : âAucune action majeure nâa Ă©tĂ© mise en place pour connaĂźtre lâampleur des faits commisâ.