Pascal Gachié révèle comment Jérôme Barella a caché Liana : un ancien collègue brise le silence et décrit l’horreur invisible du travailleur discret

Pascal Gachié révèle comment Jérôme Barella a caché Liana : un ancien collègue brise le silence et décrit l’horreur invisible du travailleur discret

Pascal Gachié, ancien collègue de Jérôme Barella, revient sur des moments marquants de sa vie professionnelle aux côtés de l’homme désormais suspect dans l’affaire tragique de la petite Liana. Entre souvenirs d’un collègue discret et inquiétudes face à des comportements étranges, le récit de Gachié éclaire d’un jour nouveau la personnalité de Barella, jusqu’alors peu connue du grand public.

 

« Nous avons travaillé ensemble entre cinq et six ans, pas toujours directement côte à côte, mais suffisamment pour que je le connaisse bien au niveau professionnel », explique Pascal. Dès le départ, il décrit un homme calme, réservé, mais parfois à la limite de l’inhabituel. « Il ne parlait pas beaucoup, et ses gestes, parfois, étaient un peu bizarres. Elle, son téléphone, était toujours dans ses mains. Je ne savais pas ce qu’il en faisait, mais cela ne donnait pas l’impression qu’il prenait son travail très au sérieux. »

Pour Gachié, cette attitude n’avait jamais posé de problème majeur dans leur collaboration. Barella n’était ni agressif ni conflictuel, mais il semblait souvent ailleurs, presque absent dans ses pensées. Cette dualité – une apparente tranquillité mêlée à des comportements anormaux – allait plus tard s’avérer inquiétante dans le contexte de la disparition de Liana.

Au-delà de ses observations sur le comportement de son collègue, Pascal confie son ignorance de la vie privée de Jérôme Barella. Il savait qu’il était marié et père de deux filles, mais n’avait jamais rencontré sa famille. Cette distance, paradoxalement, allait jouer un rôle crucial dans la manière dont il allait assister les enquêteurs.

La révélation essentielle survient lorsque les forces de l’ordre mènent une opération de porte-à-porte à la recherche de Liana. Gachié, malentendant, n’entend pas sonner à sa porte, mais reçoit néanmoins un appel de la gendarmerie. On lui demande s’il a remarqué quelque chose concernant la fillette disparue. Rapidement, il fournit des informations sur les lieux où Barella a travaillé, notamment différents silos : certains avec lui, d’autres en solitaire. « J’ai donné les adresses des silos qu’il connaissait, mais je n’ai pas parlé de Picasquet. C’était un endroit isolé, où beaucoup de choses pouvaient passer inaperçues. »

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Le lendemain, Gachié prend l’initiative de rappeler la gendarmerie pour mentionner le silo de Picasquet, oublié la veille. Grâce à son intuition et à sa connaissance intime du lieu, les enquêteurs découvrent le corps de Liana. « Beaucoup de gens me disent que c’est grâce à moi qu’on a retrouvé la petite. Peut-être pas entièrement, mais j’ai apporté des éléments déterminants », confie-t-il.

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