Tout commence fin mai sur la place du Scandia, à Crans-Montana, où un père marche seul vers un kiosque en bois dressé face à la chapelle Saint-Christophe. Il s’appelle Laurent Peressini, sa fille Pauline a été brûlée à 60 % dans l’incendie du bar Le Constellation. Il a fait la route depuis Toulouse pour, dit-il, “tenter de comprendre“. Devant lui, un mémorial bricolé : quelques planches, des messages gondolés par la pluie. Et puis cette phrase qui lui échappe, presque un cri : “Et là, j’ai eu envie de chialer tellement c’est crade. C’est une honte qu’ils aient fait un truc comme ça, ça donne l’impression qu’ils s’en foutent, ça m’a mis une haine !” lâche Laurent Peressini dans les colonnes du Parisien.
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