Des études indiquent que les personnes ayant ce groupe sanguin ont une probabilité plus élevée de vivre jusqu’à 100 ans.

Des études indiquent que les personnes ayant ce groupe sanguin ont une probabilité plus élevée de vivre jusqu’à 100 ans.

L’étude sur le groupe sanguin et la longévité

L’équipe souhaitait déterminer si de simples analyses sanguines, réalisées plusieurs années auparavant, étaient liées à une longévité exceptionnelle. Par « exceptionnelle », on entend ici vivre jusqu’à 100 ans ou plus. Les chercheurs ont comparé des personnes ayant atteint cet âge à des personnes décédées avant. Tous les participants ont subi leurs analyses sanguines à un âge relativement similaire. Ce point est essentiel, car comparer une personne de 70 ans à une personne de 90 ans peut fausser les résultats. L’étude comprenait des marqueurs standards du métabolisme, des fonctions rénale et hépatique, du statut martial et un indicateur d’inflammation. Le protocole prévoyait un long suivi, ce qui a permis de consolider les conclusions. Les participants ont été suivis pendant une période allant jusqu’à 35 ans après le premier prélèvement sanguin, grâce aux registres suédois recensant les maladies, les décès et le lieu de résidence.

Les auteurs l’indiquent clairement dans leur résumé : « Les participants ont été suivis pendant 35 ans grâce aux données des registres suédois. » Nous reviendrons plus loin sur les marqueurs précis, puis sur les résultats. Pour l’instant, concentrons-nous sur cette idée centrale. Cette recherche ne prétend pas qu’un test unique garantisse une longue vie. Elle examine les tendances au sein d’une population et estime les probabilités d’atteindre 100 ans pour différentes valeurs de chaque marqueur. Cette approche nous permet de dégager des tendances générales. Elle ne peut prédire avec exactitude le destin d’un individu. Cependant, elle peut suggérer des objectifs de longévité globalement sains. Elle peut également mettre en évidence les valeurs très basses ou très élevées qui méritent une attention particulière. L’analyse a été ajustée en fonction de l’âge, du sexe et d’un indice de comorbidité, ce qui réduit certains biais.

Santé
Quelles personnes ont participé à l’étude ?

Cette recherche a utilisé la cohorte AMORIS. AMORIS est une base de données populationnelle constituée à partir d’analyses de laboratoire réalisées dans le comté de Stockholm. Elle comprend plus de 800 000 personnes, mais cette étude s’est concentrée sur 44 636 participants nés entre 1893 et ​​1920 et ayant subi des analyses sanguines entre 1985 et 1996. Chaque participant a été suivi depuis le premier test jusqu’à son décès ou jusqu’à fin 2020. Au cours du suivi, 1 224 personnes ont atteint l’âge de 100 ans. Environ 85 % des centenaires étaient des femmes, ce qui reflète les tendances générales de survie en Suède à cette époque. L’équipe a relié les données de laboratoire à plusieurs registres nationaux grâce aux numéros d’identification personnels suédois. Cela a permis un suivi précis des maladies et des décès. L’analyse a utilisé des statistiques descriptives, une régression logistique et une analyse de regroupement.

Ces méthodes ont permis de comparer les distributions, d’estimer les probabilités et de déterminer si les centenaires présentaient des profils biologiques distincts. Les auteurs soulignent que « la moitié des participants ont été suivis pendant plus de 10 ans », ce qui laisse entrevoir des tendances significatives. Ils ont également ajusté leurs modèles en fonction de l’indice de comorbidité de Charlson, qui synthétise les affections graves à partir des dossiers hospitaliers. Cet ajustement permet de distinguer les signaux biologiques de la charge de morbidité connue. La conception globale de l’étude constitue un atout. Elle réduit le biais de mémorisation et utilise des méthodes de laboratoire uniformes sur des échantillons frais. Les registres suédois sont reconnus internationalement pour leur exhaustivité et leur contrôle qualité. Toutefois, certaines variables liées au mode de vie n’étaient pas disponibles et certains marqueurs immunitaires souhaitables étaient absents.

Quels marqueurs sanguins ont été étudiés ?

Les auteurs ont examiné 12 marqueurs sanguins de routine. Il s’agissait notamment du glucose et du cholestérol total pour évaluer le statut métabolique, de la créatinine pour la fonction rénale, des enzymes hépatiques (aspartate aminotransférase, gamma-glutamyl transférase, phosphatase alcaline et lactate déshydrogénase), de l’albumine pour l’état nutritionnel, et du fer ainsi que de la capacité totale de fixation du fer pour évaluer l’anémie et le métabolisme du fer. L’acide urique a également été mesuré, car il est parfois utilisé comme marqueur d’inflammation. Ce bilan sanguin sera familier à toute personne ayant déjà effectué des analyses de laboratoire classiques.

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