Quand je repense à la veille, ce ne sont ni les vœux, ni les fleurs, ni même les photos qui me restent en mémoire. Jusqu’à ce que ma mère regagne sa chambre dans une robe achetée dans une friperie.
Soudain, une vague de honte m’envahit, une honte injuste et cruelle, comme si ses vêtements avaient influencé notre façon de me percevoir. Peut-être, à travers ce geste, mon amie s’est-elle exprimée. Mes paroles étaient maladroites, guidées par l’orgueil plus que par l’amour. Elle ne discute pas, ne s’explique pas.
Elle s’allume, tout simplement – une lumière, allumée, puis éteinte, celle de quelqu’un habitué à ravaler sa douleur en silence. La mort, soudaine, alors que j’étais encore en lune de miel.
De retour chez moi, en déballant ses affaires, chaque tiroir me semblait plus lourd qu’elle. Puis, soigneusement façonné à partir d’elle, il fut exclu de la cérémonie. En le tenant, ma poitrine se serra. Ce n’était plus du tissu – c’était un moment que j’avais mal géré, que j’avais laissé s’échapper.
Dans une des poches de mon sac se trouvait une petite pochette en velours. À l’intérieur, un médaillon en or gravé de ses initiales et un mot expliquant son fonctionnement commençaient par ces mots : « Pour le jour où tu comprendras. »
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