Marine Le Pen donnée favorite dans tous les scénarios au second tour de la présidentielle

Marine Le Pen donnée favorite dans tous les scénarios au second tour de la présidentielle

Des sondages qui la donnent gagnante au second tour

Dans une enquête Ifop publiée le 8 juillet 2026, Marine Le Pen arrive en tête des intentions de vote au premier tour et est donnée gagnante au second tour face à plusieurs candidats potentiels issus de la majorité présidentielle, de la gauche ou du centre. L’institut teste différents scénarios, qui la voient l’emporter avec une avance plus ou moins nette selon le profil de son adversaire et le niveau de participation.

Un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro confirme cette tendance, soulignant que la candidate atteint un « plus haut niveau » de popularité depuis le début de sa trajectoire présidentielle, tout en effaçant le retard qu’elle accusait auparavant dans les duels de second tour. Les projections la créditent de plus de 50% des voix dans plusieurs configurations, un seuil symbolique qui nourrit l’idée d’une possible alternance en 2027.

De son côté, Sud Ouest souligne que deux enquêtes d’opinion publiées après l’annonce de sa candidature la placent « largement en tête » des intentions de vote, avec un socle électoral stabilisé et un élargissement de son audience au-delà du noyau traditionnel de ses soutiens. Les sondeurs notent néanmoins que l’issue du scrutin dépendra de la mobilisation, de l’offre politique concurrente et du climat social à l’approche du vote.
Une candidature confirmée malgré la décision de justice

Le 8 juillet, quelques heures après la décision de la cour d’appel de Paris dans le dossier des assistants parlementaires, Marine Le Pen a réaffirmé sa détermination à se présenter à la présidentielle de 2027. « Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle et je ne changerai pas d’avis », a-t-elle déclaré, annonçant dans le même temps un pourvoi en cassation contre sa condamnation.

Selon Franceinfo, la réduction de la peine d’inéligibilité prononcée en appel lui permet de conserver ses droits civiques et donc d’être candidate, tout en la plaçant sous bracelet électronique pour la partie ferme de sa peine. La dirigeante du RN présente cette décision comme une « épée de Damoclès » qu’elle entend affronter « en s’en remettant au jugement des Français ».

Cette candidature confirmée dans la foulée d’une décision judiciaire illustre la stratégie de long terme de Marine Le Pen, déjà candidate en 2012, 2017 et 2022, qui voit en 2027 « l’ultime chance » d’accéder à la présidence. Le journal souligne que la séquence judiciaire n’a pas, à ce stade, entamé sa dynamique dans les sondages, même si elle continue de cliver l’opinion.
Une opinion publique divisée sur sa candidature

Si les sondages la donnent favorite, une large part des Français exprime des réserves sur sa candidature. Une enquête Elabe pour BFMTV indique que près de 60% des personnes interrogées désapprouvent le choix de Marine Le Pen de se présenter, malgré sa popularité croissante et l’adhésion d’une partie de l’électorat à son projet. Cette proportion témoigne d’un pays partagé entre volonté de changement et inquiétudes sur les conséquences de son accession éventuelle au pouvoir.

Les études d’opinion mettent en évidence un contraste marqué entre ses soutiens et ses opposants. Les sympathisants du RN plébiscitent massivement sa candidature, quand une majorité de la gauche, d’une partie du centre et de l’électorat de la majorité présidentielle y voient un risque de « rupture » avec certaines orientations traditionnelles de la Ve République.

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