Marine Le Pen donnée favorite dans tous les scénarios au second tour de la présidentielle

Marine Le Pen donnée favorite dans tous les scénarios au second tour de la présidentielle

Pour les instituts de sondage, ces clivages laissent présager une campagne très polarisée, mais pas forcément « refermée » sur les fractures habituelles. L’évolution de l’abstention, des reports de voix au second tour et d’éventuelles candidatures alternatives à droite comme au centre pourrait encore rebattre les cartes d’ici 2027.
Un camp favorable galvanisé par les chiffres

Les soutiens de Marine Le Pen voient dans ces chiffres un signal encourageant à moins d’un an de l’élection. Selon le sondage Odoxa-Backbone relayé par Le Figaro, 51% des Français estiment qu’elle a raison de maintenir sa candidature malgré sa condamnation, et 73% des sympathisants du RN jugent qu’elle est la mieux placée pour porter leurs couleurs en 2027. Ces chiffres confortent la cheffe de file du mouvement, qui insiste sur la « solidité » de son bloc électoral.

Ses proches soulignent que la dirigeante a progressivement « normalisé » son image dans une partie de l’opinion, capitalisant sur son score de 2022 et sur un contexte de mécontentement social et de défiance envers les institutions. Les enquêtes récentes montrent un enracinement du RN dans de larges territoires, notamment dans le Nord, l’Est et le Sud du pays, ainsi que dans les communes moyennes et périurbaines.

Pour autant, les stratèges de son camp reconnaissent que l’avance enregistrée aujourd’hui ne garantit pas le résultat final. Ils pointent la nécessité de convaincre au-delà de leur base, notamment dans les grandes métropoles et auprès des électeurs qui hésitent encore entre continuité et alternance.
Des critiques persistantes chez ses adversaires

Les partis de la majorité présidentielle, comme ceux de la gauche, mettent en garde contre toute lecture prématurée d’un scrutin encore lointain. Plusieurs responsables soulignent que les sondages mesurent un rapport de forces « à l’instant T », alors que ni les programmes, ni les alliances, ni les candidatures définitives ne sont encore arrêtés. Ils défendent l’idée qu’un futur candidat issu de leur camp pourrait, en campagne, réduire l’écart voire inverser la tendance.
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