Nicolas Bedos prend la parole et fait des révélations qui suscitent de nombreuses réactions. 👉

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Un livre né dans la tourmente

On ne peut pas dissocier cet ouvrage du contexte qui l’entoure. En octobre dernier, Nicolas Bedos a été condamné à un an de prison, dont six mois avec sursis, pour des agressions sur deux femmes. Un choc. Une condamnation qui, visiblement, a agi comme un électrochoc.

Dans *La soif de la honte*, le réalisateur ne cherche pas à esquiver. Il parle de son alcoolisme, de ses démons, de ses contradictions. Et il va plus loin encore, en évoquant un traumatisme enfoui dans sa jeunesse : avoir été victime d’un acte grave commis par un ami comédien de son père. Il ne nomme personne, mais décrit une « personne très admirée à l’époque, dont la vie a ensuite sombré de manière tragique ». Une confidence lourde, posée là sans chercher à s’en faire un alibi. « Je suis très clair : je ne m’en sers pas comme d’un bouclier », tient-il à préciser.

Une évolution sincère ou stratégique ?

C’est la question que tout le monde se pose. Et Nicolas Bedos lui-même semble l’anticiper. Dans une interview accordée au *Point*, il reconnaît avoir d’abord vécu l’affaire comme « totalement injuste et disproportionnée ». Une réaction de défense bien humaine, mais qu’il juge aujourd’hui dépassée.

« Je ne cherche même plus à me défendre sur les faits qui m’ont été reprochés. Ce qui compte, c’est que j’ai fait du mal. Le plus souvent sans le vouloir, mais je l’ai fait. » Des mots qui sonnent différemment quand on sait qu’il a également renoncé à faire appel de sa condamnation, fin janvier, par « souci d’apaisement ».

Une prise de recul, une forme de maturité tardive ? Peut-être les deux à la fois.

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