La nuit du 4 novembre 2008, Barack Obama est devenu le premier président noir des États-Unis. Des millions de personnes pleuraient de joie dans les rues de Chicago, à Washington, partout dans le monde. Lui aussi avait les larmes aux yeux — mais pour une autre raison, connue de peu de gens à ce moment-là.
La veille de sa victoire, sa grand-mère maternelle, Madelyn Dunham — celle qui l’avait élevé, qui l’avait formé, qui avait tout mis en lui — s’était éteinte dans son appartement de Honolulu. Elle n’avait pas vécu pour voir son petit-fils gagner. Et lui portait ce deuil en silence, à quelques heures du plus grand triomphe de son existence.
C’est cette histoire-là — celle des femmes de l’ombre, des piliers invisibles, des grands-mères sans caméra — que racontent les racines d’un homme qui a changé l’histoire.
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