Une préméditation qui fait froid dans le dos
Ce qui frappe particulièrement dans ce dossier, c’est justement le niveau de préméditation mis au jour pendant l’enquête. Le tribunal a établi que Stephen McCullagh avait organisé son déplacement en étudiant les horaires de transport, préparé un déguisement et conçu à l’avance son faux alibi numérique. Après le meurtre, il aurait même tenté d’orienter les soupçons vers l’ancien compagnon de Natalie. Selon le juge Kinney : “Il ne s’agissait pas d’un meurtre spontané, mais d’un meurtre prémédité”. Les enquêteurs ont également relevé qu’il avait continué à jouer le rôle du compagnon endeuillé, assistant à la veillée funèbre et se rapprochant de la famille de la victime. Pour la procureure Catherine Kierans, cette affaire reste exceptionnelle par son caractère méthodique : “Stephen McCullagh a déployé des efforts extraordinaires pour planifier et exécuter ce meurtre domestique odieux”. Une conclusion qui résume l’ampleur d’un crime dont les circonstances continuent de bouleverser l’Irlande du Nord.