Une exposition stéphanoise sur les rubans fait le lien entre les belles pièces de lingerie, en toute indiscrétion.
Le corset
Au XVIe siècle, les femmes font l’expérience du corset. Dissimulé sous le vêtement, il contraint leur corps en ajustant le buste pour mieux faire ressortir le décolleté. Plus ou moins remisé après la Révolution, il signe son retour en grâce au début du XIXe siècle, accompagnant une mode serrée à la taille et largement froufroutante. Cent ans plus tard, alors que les femmes aspirent à une vie active, les couturiers simplifient les robes, sous la houlette notamment de Paul Poiret. Le corset cède sa place à la gaine aplatissant les hanches. Elle appose désormais sa marque à la silhouette féminine.
© Bibliothèque Forney / Roger-Viollet
La chemise de jour
Portée à même la peau sous le corset, la chemise-tunique gagne du galon – dans tous les sens du terme – à partir du XIXe siècle. De plus en plus raffinée, elle se pare de tissus soyeux, de coton brodé et de nœuds à rubans utiles pour serrer la taille ou dessiner le haut du buste. Plus tard, ce vêtement est retenu sur les épaules par d’étroites faveurs, ces petits liens servant d’ornement. Quand les corps se libèrent dans les années 1920, la chemise est remplacée par la combinaison, voile intermédiaire entre la peau et la robe.
© Cité de la dentelle et de la Mode, Calais / F. Collier.
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