Un second procès aura bien lieu puisque Lucas Larivée a interjeté appel de sa condamnation pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac. L’ouvrier agricole de 24 ans a été condamné en première instance à 30 ans de prison…. 👉
Pourquoi cet appel ?
En parallèle, à une petite centaine de kilomètres de là, dans un autre bureau, celui de Me Michel Labrousse, l’atmosphère convoquée est tout autre. Plus solennelle. Une poignée de journalistes a été réunie par l’avocat de Lucas Larivée pour prendre le temps d’expliquer les raisons qui ont poussé son client à faire appel.
Me Labrousse, lunettes portées sur le bout du nez, s’affaire à ouvrir un dossier soigneusement disposé sur son bureau. Il en extrait une feuille. “Ça, c’est un boulet”, s’exclame-t-il, brandissant le polycopié. Sur celui-ci est consignée la motivation de la peine prononcée [une mesure obligatoire, depuis 2018, pour les peines en cour d’assises, NDLR].
L’avocat, avec application, en lit un extrait : “Il ressort du dossier et des débats à l’audience que les faits reprochés à Lucas Larivée sont d’une particulière gravité ; au surplus il apparaît que l’accusé, en dépit des preuves matérielles et scientifiques rassemblées contre lui, reste dans le déni de la commission de crimes intentionnels à l’encontre de Justine Vayrac. En cela, il apparaît qu’il n’a pas progressé depuis sa mise en examen.”
“À aucun moment ne figure l’ombre d’une circonstance atténuante”, commente-t-il à l’issue de sa lecture, qualifiant le document de donner une “vision restrictive”. “Avec un document de cette nature, il pourra aller devant n’importe quel juge d’application des peines et jamais il ne pourra obtenir une diminution de la peine sûreté”, assène, avec gravité, Me Labrousse.
Lucas Larivée n’est pas ça. Je dis que ce jeune homme n’est pas ce qui est marqué dans cette décision de justice.
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