Plus aucun arbre pour cacher la forêt. Les incendies déclarés courant juillet dans l’hexagone ont parcouru 117 000 hectares et détruit massivement la végétation. Les risques demeurent et la priorité des pouvoirs publics reste la protection des personnes et le soutien aux services de sécurité civile, devenu un enjeu politique. Mais dans une séquence où Emmanuel Macron tente de défendre son bilan sur l’adaptation climatique, les forêts apparaissent comme un angle mort.
Le 27 juillet, le président de la République s’est rendu en Gironde, où 45 000 hectares sont partis en fumée. « On aura à replanter, rebâtir, mais on devra replanter et rebâtir une forêt différente. Parce que cette forêt n’est pas la même, parce que les conditions structurelles de changement climatique dans lesquelles on va vivre, parce qu’aussi la pression de l’habitation et du tourisme qui s’est déployée ces dernières décennies, a changé », a-t-il déclaré.
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Son propos en rappelle un autre, tenu en octobre 2022. À l’époque, les canicules de l’été et la destruction de 20 000 hectares en Gironde déjà font office de petit électrochoc. Le chef de l’État promet alors « la plantation d’un milliard d’arbres » – soit 10 % de la forêt française – d’ici 2032. « C’est faisable » assure-t-il.